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SONDAGE
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| Blaise Compaoré a été investi "par acclamation et à l'unanimité" candidat du CDP pour la présidentielle. Il doit maintenant modifier la Constitution pour rester au pouvoir... Y arrivera-t-il ? |
| ...Oui, et sans encombre.
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| ...Non, il va retirer sa candidature, car il a déjà passé 23 ans à la tête de l'Etat burkinabè.
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| ...Non, il va être écarté du pouvoir comme Mamadou tandja du Niger.
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| ...Autre.
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| ...sans avis.
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Hermann revient avec « le pacte transversal » (Afrique Actu 30/07/2010)
Bien que préoccupés par les travaux champêtres, il importe que, dès à présent, vous ouvriez l’œil et le bon sur les fondations de vos cases ancestrales, menacées par les eaux voraces des dernières pluies de ce mois de juillet finissant. Car, depuis le début de la semaine qui s’achève, l’ombre du 1er-Septembre ne cesse de planer sur le Faso, comme peuvent en témoigner les inondations survenues dans les régions de l’Est et du Plateau central, qui ont déjà fait un mort.
La situation à Simonville n’est guère meilleure, où les quartiers périphériques ou à risque sont déjà mis à rude épreuve. A-t-on seulement tiré leçon du déluge du 1er septembre 2009 qui avait fait des sinistrés par milliers ? En tous les cas, je n’ose pas souhaiter le pire, mais l’on a comme l’impression que la misère des uns constitue du pain bénit pour les autres, et à tous les niveaux.
Combien sont-ils, en effet, qui, en son temps, ont bâti leur fortune sur les souffrances des damnés de ce Faso nouveau ? Qu’on se le tienne pour dit, l’aide extérieure a une fin, et le disant, je prêche certainement à des convertis. Les rapaces ont commencé à planer sur certains quartiers et villages, certes, mais prenons les mesures idoines pour éviter que l’histoire se répète.
Où est-elle donc passée, notre intégrité ? En attendant, cher cousin, je ne peux que constater avec toi que le ciel est en train de se fendre. Les services de l’ASECNA au Burkina ne disent pas autre chose à travers les relevés pluviométriques de la semaine du jeudi 22 au jeudi 29 juillet 2010 dont je t’invite à prendre connaissance ci-après. Dori = 33,0 mm ; Ouahigouya = 46,1 mm ; Ouagadougou-aéro = 32,2 mm ; Dédougou = 51,9 mm ; Fada-N’Gourma = 18,0 mm ; Bobo-Dioulasso = 48,9 mm ; Boromo = 16,6 mm ; Pô = 40,8 mm ; Gaoua = 29,8 mm ; Bogandé = 45,1 mm.
Cela dit, cher Wambi, le Burkina Faso commémorera le cinquantième anniversaire de son indépendance, comme tu le sais déjà, le 11 décembre prochain. En attendant de pouvoir t’inviter dans la ville de Sya pour les festivités, les grandes conférences y relatives se poursuivent à travers les différentes régions : honneur ce week-end donc à la ville de Tenkodogo qui accueillera le samedi 31 juillet celle du Centre-Est à l’hôtel Djamou. A l’ordre du jour, plusieurs thèmes, développés par d’éminentes personnalités, dont :
Les mouvements migratoires au Burkina, par le professeur Moussa Willy Bantenga ;
Migration et développement : le cas de la région du Centre-Est, par le professeur Dieudonné Ouédraogo ;
L’impact des infrastructures socio-économiques du Centre-Est ; situation et perspectives, par M. Pierre Claver Damiba ;
Traditions et religions : l’histoire de l’Eglise et l’éducation dans la région du Centre-Est, par l’abbé Jean-Ilboudo ;
L’histoire du royaume de Tenkodogo, par le docteur Poussy Sawadogo.
Et pour marquer d’une pierre blanche cette cinquième grande conférence régionale, cher cousin, l’hôtel Djamou abritera aussi, ce même samedi 31 juillet, à partir de 20 h 00, le grand bal des indépendances. Le dimanche du 1er août sera consacré à la découverte des plaines rizicoles, du Projet d’élevage piscicole (PEP) et du Centre écotouristique de Bagré.
Du cinquantenaire de l’indépendance de notre cher Faso, l’on reparlera toujours, et avant le jour J de la cérémonie commémorative, ce, dans le landerneau politique. Car, pas plus tard qu’hier, j’ai vu passer une invitation de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR-PS) à une conférence publique le mercredi 04 août à partir de 15 h 00 au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC). Ce sera sans doute aucun pour Me Bénéwendé Stanislas Sankara et ses ouailles l’occasion de jeter un autre regard sur ces 50 ans d’indépendance de notre pays. Cette invitation t’est adressée aussi.
Tu ne le sais que trop, cher Wambi, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) tiendra, les 06 et 07 août prochains, sa IIIe grand-messe extraordinaire à la maison du Peuple à Ouagadougou. Quelque 38 000 congressistes y sont attendus pour non seulement acclamer leur candidat à l’échéance présidentielle du 21 novembre, mais aussi donner un visage à l’équipe qui devrait mener le combat. Après quoi, partis et associations qui soutiendront leur champion pourraient se retrouver un certain soir autour de lui ; à Kosyam naturellement, pour se voir décerner l’ordre de mission.
C’est sûr, majorité et mouvance présidentielles ignorent ce que l’on appelle défaite, mais au fur et à mesure que la date du 21 novembre approche, certains, et pas des moindres, commenceront à éprouver des frissons. Quel goût, en effet, aurait une éventuelle victoire du locataire du palais de Kosyam au cas où le taux de participation au scrutin serait des plus bas ? En dépit des moyens colossaux déployés par les héritiers du palais et de la bonne volonté de la CENI, seulement 3 330 792 Burkinabè en âge de voter se sont inscrits sur les listes.
De même, à la date du 26 juillet dernier, l’Office national d’identification (ONI) n’a établi que 3 108 702 cartes d’identité burkinabè, le sésame sans lequel nul ne peut exercer son droit de vote. Même parmi les détenteurs de la carte nationale d’identité burkinabè (CNIB), combien seront-ils à aller voter ?
En attendant, cher Wambi, le croisement des chiffres décidera de ce que sera le scrutin du 21 novembre. Mais certains, en tout cas, sentent déjà le roussis, qui plaident pour l’utilisation pure et simple de l’acte de naissance pour les besoins de la cause : c’est le cas de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (FEDAP/BC), dont les prophètes ces temps-ci ne cessent de prêcher, à travers les treize régions, l’évangile de l’acte de naissance comme document de vote dans la perspective du scrutin présidentiel.
Voilà, les jeux sont ouverts, et nombreux sont ceux qui, de nos jours, relèvent beaucoup plus la désaffection des Burkinabè vis-à-vis des scrutins électoraux que l’incompétence de l’ONI et de la CENI. Pour ma part, je ne serais pas en tout cas surpris de voir même des gourous ou prétendus tels de la majorité et de la mouvance se satisfaire de ce faible taux d’inscrits.
Les jours à venir, nous en saurons davantage, cher Wambi, car, plus que jamais, c’est la crédibilité du scrutin qui est en jeu. En attendant, de retour de ses excursions nocturnes sur les rives du Kadiogo, Tipoko l’Intrigante te réserve la primeur du contenu de son carnet secret :
Contre le paludisme, qui, chaque jour, fait des victimes par centaines dans nos villages, les autorités sanitaires de notre pays ont exhibé la moustiquaire imprégnée comme l’arme fatale. Une campagne de sensibilisation à son usage a même été lancée, et une distribution gratuite et massive de la moustiquaire magique clamée urbi et orbi après que le marché y relatif a été confié à une puissante dame de ce pays.
Depuis, les moustiquaires imprégnées, qui se font attendre dans les centres hospitaliers, sont curieusement aperçues sur la place du marché à vil prix, tels ces fameux ballons de football des Engagements nationaux du chef de l’Etat. Par quel truchement ?
Mystère et boule de gomme.
A peine les classes ont-elles été fermées au primaire comme au secondaire après les examens de fin d’année que l’on parle déjà de la rentrée 2010-2011. C’est, en effet, le printemps des prêts scolaires, à l’occasion desquels les parents d’élèves reprennent la traditionnelle bousculade devant les institutions bancaires. Nos honorables élus ne dérogent pas à la règle, qui ont déjà commencé à remplir les demandes officielles de prêt scolaire, adressées au président de l’Assemblée nationale.
Si le plafond autorisé est de 700 000 FCFA, il reste que chacun devra en déterminer le mode de remboursement :
1. Sur les émoluments mensuels en quatre (4) mois (septembre-octobre-novembre-décembre 2010).
2. Sur les indemnités de la 2e session ordinaire de l’année 2010 en six (6) quinzaines au maximum.
Sans commentaire !
« En politique, les acteurs devraient être plutôt des adversaires que des ennemis. C’est en tout cas ma conviction à moi… ». Ces mots émanent du président de l’UNDD (Union nationale pour la démocratie et le développement), Me Hermann Yaméogo, qui tenait un jour une réunion de son parti. Eh bien ! comme pour réaffirmer cette foi, il vient de répondre positivement à l’invitation qu’a adressée le CDP (Congrès pour la développement et le progrès) à sa formation à l’occasion de l’investiture d’Emmanuel Zongo comme coordonnateur régional de la FEDAP/BC du Centre-Ouest qui aura lieu ce 31 juillet.
Si le parti de la Panthère a accepté d’être présent, ce ne sera pas sans contrepartie : certes, c’est pour honorer la mémoire du premier président de la Haute-Volta, feu Maurice Yaméogo, qui prônait le consensus autour des idées unificatrices, mais c’est aussi pour livrer un message sur la nouvelle trouvaille de l’UNDD, le « pacte transversal pour une nouvelle gouvernance », en fait, une autre dénomination de la « démocratie consensuelle ».
Lequel message sera réédité et répercuté à tous les niveaux, partout où le parti sera appelé à s’exprimer. Comme on le sait déjà, Me Hermann Yaméogo et les siens ne compétiront pas à la présidentielle du 21 novembre 2010, mais ils ne restent pas pour autant inactifs. Jusqu’à cette date, voire au-delà, ils sillonneront tout le pays pour expliquer aux populations pourquoi les réformes – du reste souhaitées par l’actuel occupant du palais – sont indispensables pour une vraie démocratie.
Dans les mois à venir, comme dans le cas des Finances, le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) aura son guichet unique. C’est en tout cas ce que laissent entendre des rumeurs de plus en plus persistantes. Ainsi donc, tout nouveau véhicule n’aura plus à faire le tour Douane-DETTM-CCVA avant de pouvoir rouler librement au Burkina ; tout sera en effet centralisé au dernier service cité, où tous les intervenants joueront leur partition, l’engin quittant alors les lieux après avoir subi toutes les opérations depuis le dédouanement jusqu’à la pose de la plaque d’immatriculation. Cette initiative a fait déjà ses preuves dans des pays voisins comme la Côte d’Ivoire.
Nos forces militaires seraient-elles en train de s’aguerrir à tous les niveaux ? On est enclin à le croire au regard des nombreuses séances de formation et de perfectionnement qu’elles suivent au quotidien. En tout cas, plusieurs éléments ont été aperçus, qui faisaient de l’équitation côté Saaba. Tant mieux si ça peut vraiment les aider à protéger les paisibles citoyens que nous sommes.
En attendant, à quelle fin s’aguerrissent-elles ?
Si d’aucuns prédisent leur présence à la grande parade de la fête du cinquantenaire, il y en a aussi qui rêvent de les voir occuper une place de choix au palais présidentiel. D’ailleurs, de par le passé, une telle cavalerie n’existait-elle pas en Haute-Volta ? Dans un pays où l’étalon est légion dans toutes les contrées, peut-on trouver à redire à cela ?
Dans l’Observateur Paalga du 12 au 14 mars 2010 et sous la même rubrique, on déplorait la mort, dans un incendie, d’une jeune ressortissante de la commune de Mané, dans la Sanmatenga, du nom de Zal-Hata Sanfo, dans la nuit du 7 au 8 mars 2010. On se demandait même si cela n’était pas d’origine criminelle au regard des circonstances. Comme pour donner raison à la rumeur, la police vient d’arrêter, le 27 juillet, deux suspects dans le cadre de ladite affaire. L’on aura sûrement plus de lumière là-dessus les jours à venir.
Décidément, le Président américain, Barack Obama, qui a de grandes ambitions pour la jeunesse, ne manque pas d’occasion pour échanger avec elle. C’est pour cela que du 3 au 5 août prochains, environ 120 jeunes venus de toute l’Afrique subsaharienne vont pouvoir échanger directement avec le président Barack Obama sur la façon dont la nouvelle génération envisage l’avenir de l’Afrique.
Des échanges qui doivent permettre de comprendre de quelle manière les USA peuvent instaurer des partenariats plus étroits avec les responsables africains d’ONG et du monde des affaires afin de contribuer au développement du continent. Les participants auront aussi à travailler par petits groupes sur des thèmes tels la démocratie, le système éducatif, l’emploi des jeunes.
Barack Obama et son administration comptent se servir des propositions qui seront faites pour définir la politique américaine en direction de l’Afrique pour les prochaines années. Parmi ces 120 jeunes qui seront à Washington, on compte trois Burkinabè dont Abdoul Karim Sango, juriste, enseignant à l’ENAM, bien connu dans le milieu de la presse, car spécialiste du droit à l’information. Il a déjà donné de nombreuses conférences dans ce domaine.
S’il est un homme heureux ces temps-ci, c’est bien Salif Lamoussa Kaboré, directeur général de la SONABEL : non seulement parce que, ces derniers temps, nous sommes épargnés par les coupures d’électricité (ce qui était cause de nuits blanches pour lui), mais aussi et surtout parce qu’il vient de recevoir la décoration de chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur, par décret français qui avait été signé le 12 juillet. Cette distinction lui a été décernée en raison de son implication, fort appréciée, dans la coopération entre la France et le Burkina, particulièrement en ce qui concerne les relations entre la nationale de l’électricité du Burkina et l’Agence française de développement.
Ce samedi 31 juillet 2010 à partir de 9 h 00 dans l’enceinte de la cité chinoise de Gounghin : conférence sur les cinquante ans d’indépendance du Burkina. C’est à l’initiative du comité des résidants de ladite cité, qui planchera sur le bilan et les perspectives.
Après avoir procédé le samedi 17 juillet 2010 à la pose de la première pierre et au lancement des travaux de construction de son siège au camp Sangoulé- Lamizana, l’Amicale des anciens enfants de troupe (AAET) organisera la deuxième édition de son tournoi Maracana interpromotions. Ce sera les samedi 7 et dimanche 8 août 2010 sur le terrain de l’USFA. Avis aux feinteurs de décrassage et autres antisports ; vous avez encore quelques jours pour vous exercer.
Tipoko l’Intrigante n’apprend rien d’elle-même, elle n’invente jamais rien. Tipoko l’Intrigante est un non-être. Elle n’est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car « l’intuition c’est la faculté qu’a une femme d’être sûre d’une chose sans en avoir la certitude… »
Passek Taalé, l’Observateur
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